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Brik & Brok

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Sortie 13 nov 2015

Ed Cerises & Coquelicots  

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 01:38

AVERTISSEMENT : FILAPLOMB A CESSE SON ACTIVITE.

 

Avant que l'éditeur Filaplomb ne dévoile l'identité du dessinateur de "Naufrage" - qui faisait l'objet d'un  concours - j'ai répondu à quelques questions afin de faire patienter les "joueurs" en racontant un peu la genèse de l'album, tout en ne mentionnant pas Marcel Uderzo qui est donc le dessinateur mystère dont il était question, mais en laissant tout de même quelques (maigres) indices.
Déjà paru sur le blog de Filaplomb, revoici ce questionnaire-entretien, mais connaissant maintenant l'identité du dessinateur vous pouvez en décoder les indices.

Filaplomb l'introduisait ainsi :

Afin de vous aider à découvrir l'identité de notre dessinateur mystère, nous avons posé quelques questions à Didier Ray, à l'origine du projet :

Tu avais déjà travaillé pour les éditions Filaplomb en réalisant la couverture de la nouvelle de Joan Aractingi, «Des hamsters et des hommes», qu'est ce qui t'a donné envie d'y adapter Stevenson ?

DR :la collaboration avec Filaplomb pour la couverture de l’histoire drolatique de Joan a été excellente. J’ai été très satisfait du résultat. J’ai toujours adoré les petits formats. Je connaissais la collection « Patte de mouche » chez l’Association qui avait ce même format, aussi l’idée que l’on pourrait faire également de la BD chez Filaplomb m’est venue rapidement et j’ai naturellement suggéré l’idée car la rencontre avec un éditeur enthousiaste est rare.
La nature des nouvelles éditées chez Filaplomb m’a dirigé d’emblée vers une adaptation littéraire pour une première BD, plutôt que vers un scénario original.
Amateur entre autres de la littérature fantastique et populaire du XIXème, j’ai en tête depuis longtemps, entre autres, l’envie d’adapter « Body Snatcher »de Stevenson. Cet auteur s’est donc assez vite imposé. Mais si on a souvent adapté ses grands classiques (Dr. Jekyll..., L’île au trésor ...)beaucoup d’autres textes restent méconnus. Bien sur le « Pourvoyeur de cadavres » était trop long pour Filaplomb et pour rester dans l’univers de Stevenson il me fallait trouver une histoire qui puisse s’inscrire dans ce format, donc rester très lisible.



Comment as-tu rencontré ce texte "Naufrage" ?

DR :
j’ai donc retrouvé dans ma bibliothèque un petit recueil où figurait « Sinking Ship » (traduit alors par « Quand sombre le navire »). Après relecture et recherches, j’ai pu situer son origine dans un recueil posthume « Fables » où avait été regroupé des nouvelles (contes et fables) d’époques diverses de Stevenson [note de l'éditeur : ce recueil est disponible aux éditions Rivages].
L’ironie et l’absurde très « british » de cette histoire m’ont séduit, la richesse en dialogue et sa chute « bédéesque », en plus de sa longueur, en faisait le texte idéal. Je suis donc reparti du texte original en anglais pour retravailler la traduction et c’est devenu « Naufrage ».



Connais-tu notre dessinateur depuis longtemps ?

DR :
nous nous connaissons, je pense me souvenir, depuis 1995/96, où nous avons découvert que nous habitons dans le même coin.

Comment vous êtes-vous finalement rencontrés ?

DR :
grâce à un ami et collègue commun qui avait été son scénariste sur quelques BD et qui venait de me confier le dessin d’un petit album de prévention médicale qu’il scénarisait et dont le frère était l’éditeur. J’ai eu alors l’opportunité d’encrer pour lui ses crayonnés d’un album de cette collection. Le travail nous a donc d’abord rapproché, puis au fil des ans il m’a confié quelques encrages et mises en couleur, selon ses difficultés de planning, sur plusieurs projets jusqu’à récemment la mise en couleur de son dernier album paru.

Pourquoi avoir proposé à notre dessinateur mystère de travailler spécifiquement sur ce projet ?

DR :
j’avais déjà scénarisé quelques pages pour lui et j’avais aussi fait appel à lui pour des dessins selon mes propres problèmes de temps. On parle souvent de projets dont un avec sa compagne comme co-scénariste qui est dans les cartons faute de temps et d’éditeur. On a l’habitude de travailler ensemble et je pense que l’on se comprend bien. Donc d’abord l’envie de faire des choses ensemble.
Au tout début du projet j’ai hésité pour le dessiner ou pas, mais assez vite j’ai décidé de seulement scénariser « Naufrage ». Et c’est naturellement vers lui que je me suis tourné car j’étais convaincu que son style conviendrait idéalement.

A-t-il été difficile à convaincre ?

DR :
je ne crois pas, non. Ce qui a été difficile c’est de trouver le temps de glisser « Naufrage » entre des travaux beaucoup plus lourds à gérer en terme de temps et il faut bien le dire plus « alimentaires ».
On peut ici remercier sa compagne qui a beaucoup encouragé le projet et a bien aidé dans la gestion de ce précieux temps.

Qu'a-t-il apporté, comment a-t-il enrichi ton projet de départ ?

DR :
j’ai toujours admiré son aisance, son trait, sa rapidité. Il a un goût pour l’histoire et il sait rester dans l’esprit d’une période sans trop s’attarder sur les détails inutiles (qui passent de toute façon inaperçus).
Moi je suis trop obsessionnel. Ma confiance dans son dessin m’a permis de surtout me concentrer sur le texte de Stevenson. Il n’y a eu aucune correction sur les crayonnés !
Puis en accord avec lui, il ma fait confiance dans la finalisation des planches avec quelques grisés.

Est ce qu'après cette expérience, vous retravailleriez ensemble ou bien êtes-vous fâchés à mort ?

DR :
j’espère bien que j’aurais encore ce plaisir. Fâchés, impossible ! Ce « Naufrage » ne sera pas le nôtre !
Il est de la génération de mon père, j’ai un grand respect pour lui.
Je pense qu’entre lui, sa compagne et ma famille, il y a de l’amitié qui perdurera, même si l’on ne devait plus travailler sur un projet commun.

Une dernière question spécialement pour le concours : notre dessinateur mystère a-t-il un "trait" particulier qui permettrait de le reconnaître à coup sûr ?

DR :
peut être ses hachures de fond cerclant parfois les personnages, la façon de faire la mer.
Il fait partie d’une générationde dessinateur au dessin réaliste « classique » comme Wance, Graton, Gillon, Follet, Franz, Hermann... qui ont cependant tous leurs particularismes, leurs différences reconnaissables si l’on est familier de leurs productions.
Malheureusement pour les participants au concours c’est dans son style plus humoristique (« semi réaliste ») qu’il est impossible de ne pas reconnaître une certaine patte familiale !

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Publié par Ray - dans Filaplomb
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